SANTE NUTRITION

28 mai 2016

ALIMENTATION REGULIERE NORMALE

Les aliments non raffinés, dits complets (pain, céréales, sucre) sont riches en vitamines et oligoéléments. Ils sont donc recommandés.

Ils doivent absolument venir de terres qui n'ont pas reçu d'engrais chimiques et de pesticides.

CELA EST INCONTOURNABLE ET NE SE DISCUTE PAS.

L'alimentation journalière doit éviter les sucres rapides: sucre blanc, pâtisseries, viennoiseries, confiseries. Priorité sera faite au pain complet, céréales complètes d'origine biologique.

Pour apporter des protéines, mangez du poisson (gras de préférence) et des viandes blanches à préférer aux viandes rouges. Eviter les poissons d'élevage intensif et en particulier le saumon d'élevage. Pour le poulet, achetez au minimum un poulet fermier label rouge qui a couru un tantinet.
Utiliser les huiles d'olive, de colza et de noix, biologiques (car les huiles concentrent les résidus des produits chimiques), première pression à froid.

Les fruits et les végétaux ont des propriétés antiradicalaires et anticancéreuses, à condition qu'ils proviennent d'agriculture biologique. Mangez des fruits secs (amandes, noisettes, figues sèches... de provenance biologique.

Buvez un litre d'eau minimum par jour, entre les repas. Les fruits et les fruits secs se prennent également entre les repas et le matin. Vous pouvez boire de un à trois verres de vin rouge par jour (biologique de préférence).

Le bio ne vous coûtera pas plus cher si vous mangez moins. Il existe des paniers bio dans tous les arrondissements de Paris (Le campanier.com) et des AMAP.

 


REACH: LA BATAILLE CONTINUE

Reach : la bataille continue
Illustration : Reach : la bataille continue
 
REACH, système européen d'enregistrement et d'évaluation des substances chimiques, a été adopté par le Parlement européen le 16 novembre dernier, après deux ans de négociations entre ONG, syndicats et entreprises du secteur chimique. Il vient d’être examiné par le Conseil européen, qui a apporté plusieurs modifications d’importance.  Les ONG déplorent notamment que le principe de substitution, qui impose aux industriels de trouver des alternatives aux substances les plus dangereuses, ait été supprimé par les ministres européens.

Dans un communiqué « inter-associations », les ONG de défense de l’environnement regrettent que le système Reach ait été, une fois encore, allégé dans ses exigences vis-à-vis des producteurs de substances chimiques. Rappelons que Reach (Registration, Evaluation and Authorization of Chemicals) a en effet pour ambition d'évaluer et de contrôler les substances chimiques produites et commercialisées au sein de l'union européenne. Cette vaste réforme était devenue urgente, puisqu'il n'existe pas actuellement de données sanitaires et environnementales sur plus de 90% des 100 000 substances commercialisées sur le marché européen. Touchant un des secteurs clés de l'industrie, Reach  a suscité depuis deux ans de vifs conflits entre les entreprises de la chimie, les autorités européennes et les ONG. Publié en octobre 2003, le texte de la Commission n'a cessé, depuis, de faire l'objet de pressions et de négociations concernant sa portée et son champ d'action. Sensibles aux arguments de l'industrie, le Conseil européen tout comme le Parlement, ont en effet soustrait 20 000 substances chimiques, estimées comme moins dangereuses, au champ de Reach. Adopté par le Parlement en novembre dernier, le texte vient d’être examiné et modifié par le Conseil.
Cette fois, ce sont donc les ministres européens chargés de l’environnement , réunis au sein du Conseil, qui sont montrés du doigt. « Le Conseil a rejeté le principe de substitution qui avait été voté le mois dernier par le Parlement européen (…) Les producteurs de substances chimiques dangereuses devront effectuer une analyse des alternatives, mais les décideurs auront toujours la possibilité d'autoriser une substance dangereuse si elle est « valablement maîtrisée ». Et ce, même dans l'hypothèse où des alternatives plus sûres existeraient », dénoncent les ONG. Si, en revanche, le Conseil a renforcé les exigences concernant la substitution de substances chimiques persistantes et s’accumulant dans l’environnement, celles-ci « ne représentent qu'une partie seulement des substances chimiques dangereuses », rappellent les ONG. « Les Etats membres ne garantissent pas le remplacement des substances chimiques, cancérigènes ou toxiques pour la reproduction, ou encore des perturbateurs hormonaux comme le bisphénol A. Ces substances pourront continuer à être commercialisées même si des alternatives plus sûres existent ».

Suite en 2006

Le Commissaire européen à l’industrie Guenter Verheugen s’est félicité pour sa part d'un "compromis raisonnable". L'Irlande et la Pologne ont en effet été très hostiles à l’adoption du système Reach, lors de son examen par le Conseil, craignant des impacts néfastes pour l’industrie chimique. Côté français, la ministre de l'Ecologie Nelly Olin estime dans un communiqué que « le projet REACH vient de franchir une nouvelle étape décisive », et que les travaux ont permis d'atteindre "un équilibre entre la nécessité d'assurer une protection suffisante de l'environnement et la santé tout en veillant au maintien de la compétitivité des entreprises".  Loin de partager cet avis, les ONG dénoncent « la réduction drastique des données relatives à la sécurité (…). De cette manière, des milliers de substances chimiques continueront à être disponibles sur le marché malgré l'absence d'informations quant à leur innocuité ». « L'Europe devra continuer à faire face à des scandales comme la récente contamination de lait pour enfants par une substance chimique potentiellement dangereuse », soulignent-elles.

Engagée depuis plus de deux ans, la « bataille » Reach n’est pas terminée. Le texte doit maintenant être examiné en seconde lecture par le Parlement européen en 2006. Le lobbying des entreprises et des ONG auprès des parlementaires risque de s’intensifier considérablement d’ici là.



Véronique Smée
Mis en ligne le : 14/12/2005

AGRICULTURE BIOLOGIQUE

Les fruits et les légumes sont réputés, à juste titre, avoir une action antiradicalaire et anticancéreuse.MAIS, une pomme (afin de prendre un exemple), est traitée 32 fois avant d'arriver dans votre assiette et contient des pesticides jusqu'en son centre. Les fruits et légumes traités sont donc des aliments cancérigènes. 40% des cancers ont une origine alimentaire.

Il est donc impératif de ne consommer que des fruits et légumes certifiés biologiques.

Posté par Docteur JO à 22:16 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,

A PROPOS DES OGM

Cet article est inspiré de la revue Sciences et Avenir (septembre 2005).

Un organisme génétiquement modifié (OGM) ou organisme transgénique, est un végétal, un animal ou un micro-organisme dont on a modifié le code génétique pour le doter d'une propriété qu'il ne possède pas à l'état naturel. Il suffit pour cela d'introduire dans cet organisme un ou plusieurs gènes d'une autre espèce.

On a déjà rendu des singes et des lapins verts fluo en les dotant du gène codant pour la protéine fluorescente chez la méduse! (c'est y pas beau!). On va créer des truites et des saumons (dans des bassins d'aquaculture) qui vont croître plus vite ou être résistant au froid ( et oui!).

Quelles sont les plantes transgéniques cultivées? (pourcentage en millions d'hectares).

Le soja: 56%

Le coton: 28%

Le colza: 19%

Le maïs: 14%

Six pays se partagent 98% de la production d'OGM: USA, Argentine,Canada, Chine, Brésil, Paraguay.

Les OGM ne supprimeront pas la faim dans les pays pauvres. La FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture) a fait remarquer que l'accroissement de la production céréalière mondiale dépassait de 50% l'augmentation de la population. Il existe donc une mauvaise répartition des richesses alimentaires. Par exemple, le Brésil exporte chaque année 11 millions de tonnes de soja alors que 10% de sa population souffre de malnutrition (c'est sans commentaires).

L'agriculture biologique pâtit de la présence de cultures OGM. Il existe un risque de contamination des semences bio de 1 à 2% et la Fédération nationale d'agriculture biologique réclame des mesures de protection accrues avec un seuil de tolérance de contamination inférieure à 0,9%.

Le bétail français et les volailles sont nourris aux OGM via des tourteaux de soja importés. Il semble que l'animal qui mangent des produits OGM dégrade les gènes et les protéines lors de la digestion.

Les OGM ne présentent pas d'intérêt majeur:

-  Ils ne permettent pas d'utiliser moins d'herbicides.

- Ils ne représentent aucun avantage économique pour l'agriculteur sauf peut-être à court terme (comme d'habitude).

- Les rendements ne sont pas meilleurs.

- Ils peuvent avoir des effets toxiques chez les animaux: le maïs MON 863 de Monsanto

- Ils peuvent être allergisants même si cela est pour l'instant considéré comme rare.

- "Il est impossible d'affirmer qu'il n'existe aucun risque lié aux OGM" (rapport de la mission parlementaire française sur les OGM, avril 2005).

Le seul intérêt des OGM à retenir est un intérêt thérapeutique. On peut ainsi remplacer un gène défectueux par un gène fonctionnel. Huit enfants souffrant de déficit immunitaire ont ainsi pu quitter leur chambre stérile. Ces essais sont actuellement stoppés en raison d'effets secondaires graves chez trois enfants.

                                                             

CAlCIUM ET PRODUITS LAITIERS

Il semble que la médecine officielle s'acharne à vouloir faire croire que la lutte contre l'ostéoporose passe par l'absorption de lait et de produits laitiers. Les peuples d'Asie et d'Afrique qui consomment peu de produits laitiers souffrent moins d'ostéoporose que les occidentaux. Mais,d'après d'éminents spécialistes tels que le Professeur Christian ROUX (secrétaire général du Groupe de recherche et d'information sur les ostéoporoses), c'est "une 'erreur de méthode de comparer des populations ethniques différentes". Si le Professeur Christian ROUX le dit c'est qu'il a, sans aucun doute, des preuves scientifiques solides.
Le professeur Jacques SANY (chef du service d'immuno- rhumatologie au CHU de Montpellier dit à propos des études qui incriminent le lait comme facteur favorisant la maladie rhumatismale qu'il "n'utilise pas ces travaux car ils ne reposent sur aucune base scientifique sérieuse". Je suppose que Monsieur le Professeur SANY recommande le lait à ses patients. Je ne suis pas sûr que tous l'écoutent, même s'il en est persuadé.

ET POURTANT! pour prévenir l'ostéoporose, vous n'avez absolument pas besoin de boire du lait ni de prendre des produits laitiers. ET OUI (bien sûr cela n'enlève pas le plaisir que l'on peut avoir à manger des fromages et à lutter pour la sauvegarde des fromages au lait cru).

La présence de vitamine D est indispensable à la bonne absorption du Calcium or le lait est l'aliment qui en contient le moins (4 à 8 UI pour 100g). L'apport journalier recommandé (en l'absence d'exposition solaire régulière) est de 400 à 600 UI par jour.                                                                                   Toutes les huiles de foie de poissons sont très riches en vit D ainsi que les sardines, le thon, le hareng, l'esturgeon, le saumon, la limande, le maquereau, la sole, la lamproie.

La trame minérale des os est constituée de phosphate de calcium (hydroxyapatite). Cette présence de phosphore sous forme de phosphates joue un rôle essentiel dans toutes les cellules de l'organisme et dans le métabolisme énergétique. L'apport quotidien conseillé est de 800 à 1200 mg de phosphore par jour. Le lait , les yaourts, le fromage blanc en contiennent 90mg pour 100g. Les aliments riches en phosphore sont les fruits secs (amandes, noisettes, noix: 400 à 470 mg pour 100g), les légumes secs, les sardines (470mg pour 100g), le thon, les crustacés,les viandes et tous les poissons et le cacao en poudre (700mg pour 100g).

Vous pouvez ainsi vous rendre compte que les os n'ont pas besoin de lait et de produits laitiers sauf pour ceux qui en vendent.

Les aliments qui préviennent l'ostéoporose:

Les fruits secs: amandes, noisettes, figues sèches...

Les légumes: tous, mais surtout cresson et persil. Mettez du persil dans toutes les salades. Egalement les fèves, les pois chiches. Il est évident que vous devez acheter des légumes normaux, c'est à dire culitvés sans engrais chimiques et sans pesticides. Ce qu'on appelle maintenant des produits biologiques.

Les fruits: ilfaut manger 4 fruits par jour. Cela vous apportera en plus des vitamines, 200 mg environ de Calcium.

Les fruits de mer: bigorneaux,clovisses (palourdes), coques,crevettes, moules (et les maquereaux).

Apportez à votre organisme de la SILICE (céréales complètes biologiques et Prêle). Votre organisme la transformera en Calcium. Cela s'appelle une transmutation biologique à faible énergie (voir les livres du Professeur Louis KERVRAN).

www.prismeshebdo.com/prismeshebdo/article.php3?id_article=490. C'est un article de Jean-Paul BIBERIAN physicien à l'université de Marseille.

ENFIN l'exercice physique a une part prépondérante dans la prévention de l'ostéoporose et de l'arthrose


CONSEILS NUTRITIONNELS

Nous mangeons trop. Il faut donc manger moins.

Vous devez éviter de manger en excès:

- Les glucides (sucres) à action rapide. Plus vous mangerez sucré et plus vous aurez envie de manger sucré.

- Les lipides (graisses) en excès.

- Les produits laitiers à base de lait de vache. Donnez la priorité aux fromages de chèvre ou de brebis (il ne faut pas en manger tous les jours), surtout si vous êtes allergique (allergie respiratoire et/ou cutanée) et/ou si vous avez de l'eczéma. Mangez un yaourt par jour, nature, biologique si possible et de préférence de brebis. Si vous aimez le fromage, vous devez bien entendu aimer la qualité. Vous pouvez deux fois par mois faire un repas uniquement composé de fromages achetés à la coupe chez le fromager avec une salade verte, le tout accompagné d'un bon verre de vin AOC.
Vous devez manger des fruits et des légumes de saison, biologiques.

Quand une pomme arrive dans votre assiette, elle est traitée 32 fois et contient des pesticides cancérigènes même à l'intérieur.

Vous éviterez ainsi l'accumulation de pesticides (qui sont cancérigènes) dans votre organisme et mangerez des produits qui ont du goût.Les fruits et légumes de saison biologiques ne sont pas plus chers que ceux produits par l'agriculture intensive.
Préférez la viande blanche à la viande rouge. Boycottez les poulets et autres oiseaux de batterie.
Buvez un litre à un litre et demi d'eau par jour en dehors des repas.
Si vous buvez du vin, buvez deux à trois verres par jour, mais des vins AOC.
Faites régulièrement de l'exercice (piscine, course à pieds, vélo, gymnastique à base d'étirements).

CREMES HYDRATANTES

jeudi 03 novembre

CREMES HYDRATANTES

 

dimanche 30 octobre 2005, 20h29

 

Crèmes hydratantes: "trop de substances indésirables" selon Que Choisir

Photo
 
 

 

PARIS (AFP) - Les crèmes hydratantes pour le visage et les laits pour le corps contiennent "trop de substances indésirables", dont certains conservateurs "douteux, voire dangereux", met en garde le mensuel de l'association de consommateurs UFC-Que Choisir dans son numéro de novembre. Choisissant dix crèmes ou laits hydratants parmi les plus vendus, l'UFC a recherché la présence de 56 produits chimiques (hydratants, colorants, émulsifiants, conservateurs, filtre UV) jugés "médiocres pour la peau", "mauvais pour l'environnement", "douteux" ou pire "indésirables".
Parmi les conservateurs, douze sont jugés "indésirables". Ils "ne devraient pas se trouver dans des produits qu'on applique jour après jour sur la peau", insiste Que Choisir, précisant qu'à l'exception de la Diadermine hydra-éclat, tous les produits analysés en contiennent.
Parmi ces molécules "indésirables" figurent, selon le mensuel, des composés contenant du chlore, ainsi que le BHT (butylhydroxytoluène) qui "a montré une toxicité sur le foie, les reins et le poumon", le phénoxyéthanol, l'EDTA (éthylène diamino tétra acétate) et des molécules relarguant du formaldéhyde.
En outre, huit des crèmes ou laits analysés (dont la Diadermine) contiennent des conservateurs "douteux", les parabens, qui font partie des perturbateurs endocriniens, souligne Que Choisir, précisant que le butylparaben et l'isobutylparaben "font actuellement l'objet d'études de cancérogénèse sur le rat".
Une étude scientifique publiée en janvier 2004 dans le Journal of Applied Toxicology avait révélé la présence de parabens dans des tissus mammaires cancéreux. L'auteur Philippa Darbre (Université de Reading, Royaume-Uni) ne démontrait cependant pas l'existence d'un lien de cause à effet entre la présence de parabens et le développement du cancer du sein.
Trois laits ou crèmes analysés (Nivea visage all day aqua, l'Oreal dermo-expertise, Linéance corps) contiennent les cinq parabens jugés "douteux" par Que Choisir. Une autre molécule "indésirable" (ethylhexyl methoxycinamate) compte tenu de ses "propriétés oestrogéniques" a également été retrouvée dans les deux crèmes Nivea et l'Oréal.
Mentionnés en tout petits caractères sur les tubes, ces noms chimiques lisibles peuvent aussi se cacher dans des produits qui s'affirment naturels.

"Naturel n'a jamais signifié inoffensif", met en garde Que Choisir, soulignant que la "règlementation reste floue" mais que quatre labels sont jugés "dignes de confiance": Nature et progrès, BDIH, et les deux logos (cosmétique bio, cosmétique eco) donnés par les organismes Ecocert et Qualité France.

 

 

Posté par Docteur JO à 21:27 - ENVIRONNEMENT - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

QUAND MONSANTO DETOURNE SA PROMESSE AVEC L'UTILISATION DES GURTS

Produits Imprimer
Entreprise \ Pratiques commerciales \ Produits

Agriculteurs et ONG inquiets pour la biodiversité

Illustration : Agriculteurs et ONG inquiets pour la biodiversité
Variétés naturelles de tomate, kokopelli
Le rapport 2005 du groupe Monsanto a fait bondir agriculteurs et associations écologistes. Six ans après avoir obtenu de la multinationale la promesse de ne pas commercialiser de semences stériles, le nouveau rapport renouvelle cet engagement en termes plus évasifs. Les ONG ont aussitôt signé une pétition, obligeant Monsanto à revoir sa copie. Cet incident témoigne du malaise général des agriculteurs et de leurs craintes quant au respect futur de la biodiversité.

La guerre des semences pourrait être un des enjeux majeurs de ces prochaines années. Les brevets déposés sur les graines encouragent les entreprises à protéger leurs semences, afin d’éviter qu’elles ne contaminent par dissémination les champs mitoyens et soient utilisées librement. Cette privatisation des semences incite également ces entreprises à freiner le développement des graines "traditionnelles" dont elles ne sont pas propriétaires.

Semences libres versus graines "privées"

Pour faire valoir ce droit du propriétaire, plusieurs moyens de contrôle sont à l’épreuve. En France, les graines destinées à être commercialisées doivent être inscrites dans le Catalogue officiel des plantes potagères, publié sous l’égide du Ministère de l’Agriculture. "L’inscription d’une variété est très chère et doit être renouvelée chaque année," regrette Raoul Jacquin, agriculteur et membre de Kokopelli, une association qui oeuvre pour la protection de la biodiversité et la production de semences rares et biologiques. "Nous cultivons en moyenne 12 000 variétés; il nous est simplement impossible de payer 7500 euros par an pour inscrire chacune d’entre elles. De plus pour être acceptée, une graine doit être distincte des variétés existantes, homogène et stable dans le temps. Or la biodiversité est par principe ni homogène, ni stable. Seules les semences hybrides peuvent respecter cette norme." Les agriculteurs soucieux de préserver la biodiversité ou désireux de vendre des variétés traditionnelles sont alors fragilisés. Ainsi, Kokopelli est actuellement poursuivi en justice par le semencier Baumaux pour concurrence déloyale, sous prétexte que l’association met sur le marché des variétés non-présentes au catalogue.

Ce catalogue est une particularité française, et il n’empêche pas la prolifération des semences par dissémination. C’est pourquoi en 1999 le groupe Monsanto, multinationale spécialisée dans la biotechnologie végétale et premier semencier mondial depuis le rachat en 2005 de Seminis Inc., avait souhaité acquérir le brevet du Technology protection system (ou Terminator). Cette technologie destinée à créer des semences stériles, donc inutilisables à la seconde génération, avait été brevetée par le gouvernement américain et la Delta Pine Land Company. Le tollé fut tel lorsque les ONG ont appris l’imminence d’un rachat de cette entreprise par Monsanto que le PDG de l’époque, Robert B. Shapiro, avait envoyé en octobre 1999 une lettre ouverte à Gordon Conway, président de la Rockefeller Foundation, où il revenait sur sa position en termes clairs : "Je désire vous informer que nous nous engageons publiquement à ne pas commercialiser les technologies de stérilisation des semences, dont celle que l’on appelle Terminator. (…) Même si nous ne détenons encore aucune technologie de stérilisation des semences, il nous semble important de répondre dès maintenant à ces préoccupations par un engagement clair : nous ne commercialiserons pas de systèmes de protection génétique visant à rendre les semences stériles." En 2000, le groupe avait réaffirmé ses engagements dans une charte "The New Monsanto Pledge", autour de cinq valeurs clés : le dialogue, la transparence, le respect, le partage et l’utilité.

Vive réaction des ONG

C’est pourquoi les associations ont été surprises en lisant la page 29 du "2005 Pledge Report" de Monsanto sur les technologies de restriction génétique, où l'entreprise revient sur cette décision de 1999 : "[Notre] engagement tient toujours, mais les gens de Monsanto réévaluent cette position au fur et à mesure des progrès de la technologie. Les technologies de stérilisation des semences ne sont qu’un élément de la catégorie plus large des technologies de restriction génétique (les GURT). " Les GURT sont des graines qui ne peuvent se développer qu’avec une hormone de croissance. "Nous nous sommes engagés à ne pas commercialiser de semences stériles, mais nous sommes une entreprise à but économique," précise Mathilde Durif, responsable de la communication de Monsanto.

"Nous avons besoin de moyens de contrôle pour éviter l’utilisation abusive de nos semences. Nous réfléchissions aujourd’hui au concept de gènes allumés (la graine est activée par une hormone de croissance) et de gènes éteints (sans cette hormone, la graine est inactive). La graine n’est pas stérile, mais les agriculteurs devront revenir vers nous chaque année pour réveiller les propriétés dues à la manipulation transgénique." Ces technologies, encore à l’étude, pourraient être commercialisées après concertation de la société civile : "(…) Monsanto n’exclut pas la possibilité de développer et d’utiliser l’une de ces technologies à l’avenir. La société continuera d’étudier les risques et les avantages de ces technologies au cas par cas," précise encore le Pledge.

L’association canadienne Ban Terminator Campaign a aussitôt réagi en faisant signer une pétition à 300 ONG. L’impact a été immédiat : le 2 mars dernier, Monsanto a présenté ses excuses à l’association, et est retourné à ses premiers engagements. Cet incident, qui arrive quelques jours avant la Convention des Nations unies sur la diversité biologique (CDB) prévue du 20 au 31 mars à Curitiba au Brésil, fait frémir les associations. En 2000, un moratoire de fait avait été adopté sur les GURT, sous prétexte qu’elles pourraient provoquer un assujettissement des agriculteurs au profit des semenciers, et nuire à la biodiversité. Les ONG savent qu’à Curitiba, l’industrie de la biotechnologie va redoubler d’efforts pour renverser ce moratoire et imposer sa technologie.

"Sans vouloir prophétiser le pire, la création d’une hormone de croissance induit celle d’une hormone de décroissance," reprends Raoul Jacquin. "L’alimentation deviendra une arme redoutable, aux mains d’une multinationale." Or Monsanto s’est déjà fait tristement remarquer pour sa participation à la fabrication de l’Agent Orange, défoliant à base de dioxine utilisé pendant la guerre du Vietnam pour affamer la population, et dont les conséquences sanitaires et écologiques sont encore perceptibles aujourd’hui. Un passif qui peut justifier les craintes des agriculteurs.



Gaëlle Bohé
Mis en ligne le : 13/03/2006

 

DISPARITION DES ABEILLES...

vendredi 6 avril 2007, 20h01

 

Disparition massive et mystérieuse des abeilles aux Etats-Unis

 

Par Jean-Louis SANTINI

 

Photo
agrandir la photo
 

WASHINGTON (AFP) - L'inquiétude grandit chez les apiculteurs américains après la disparition mystérieuse de millions d'abeilles ces derniers mois.

Cette hécatombe menace la production nationale de miel et nombre de récoltes qui dépendent du rôle clé de pollinisation joué par ces insectes.

Les pertes d'abeilles vont de 30 à 60% en Californie et dépassent 70% dans certaines régions de la côte est et au Texas. Au total 24 Etats sont touchés ainsi que deux provinces canadienne, selon des estimations du département américain de l'Agriculture (USDA).
Une dépopulation d'une ruche allant jusqu'à 20% pendant l'hiver est considérée normale mais au-delà, les apiculteurs s'émeuvent d'autant que les colonies d'abeilles domestiques sont en constante diminution depuis 1980 aux Etats-Unis.
Selon l'USDA, il y a actuellement 2,4 millions de ruches dans le pays, une baisse de 25% depuis le début des années 80 tandis que le nombre d'apiculteurs professionnels a été divisé par deux pendant la même période.
L'ampleur de cette dernière vague massive de disparition d'abeilles jugée sans précédent a conduit la filière apicole américaine à demander l'aide du Congrès lors d'une récente audition à Washington.
"Environ 40% des abeilles de mes 2.000 colonies sont mortes et c'est la plus forte mortalité observée dans mes 30 ans de carrière d'apiculteur", a expliqué la semaine dernière à une sous-commission agricole de la Chambre des représentants, Gene Brandi, président du groupement des apiculteurs de Californie.
Les abeilles domestiques sont essentielles pour la pollinisation de plus de 90 variétés de fruits et légumes (pommes, avocat, myrtilles, cerises, ...), des récoltes estimées à 15 milliards de dollars par an dont six milliards pour la Californie seule, a-t-il souligné.
La culture d'amandes dans cet Etat engendre deux milliards de dollars de revenus et dépend de 1,4 million d'essaims d'abeilles amenées tous les ans de partout aux Etats-Unis par des apiculteurs, a précisé Gene Brandi.
Diana Cox-Foster, professeur d'entomologie à l'université de Pennsylvanie (est) a expliqué devant la même sous-commission que ce nouveau trouble de dépopulation massive des ruches baptisé CCD en anglais (colony collapse disorder) présente des symptômes uniques, différents de ceux observés dans les infestations fréquentes par le parasite varroa jacobsoni, un acarien qui détruit les larves.
Dans le cas du CCD, les colonies d'abeilles domestiques saines se dépeuple soudainement laissant peu ou aucune abeille survivante, a-t-elle dit.
Les reines --une par ruche et qui assurent la reproduction--, sont trouvées avec une poignée de jeunes abeilles adultes en présence de réserve importante de nourriture. Il n'y a jamais de cadavre d'abeille à l'intérieur de la colonie ou à proximité à l'extérieur.
Le fait que d'autres abeilles ou des parasites mettent très longtemps à venir s'installer dans les ruches vidées par le CCD laisse penser à la présence d'un produit chimique ou d'une toxine qui décourage ces insectes, selon Diana Cox-Foster.
Enfin, a souligné cette entomologiste, les abeilles trouvées dans les colonies dévastées par ce mystérieux fléau, étaient toutes infectées avec une multitude de micro-organismes, dont un grand nombre est connu pour être responsables de maladies communément liées au stress chez ces insectes.
Les scientifiques qui se penchent sur le CCD avancent l'hypothèse de l'émergence d'un nouveau pathogène ou d'un produit chimique qui affaiblirait le système immunitaire des abeilles, a-t-elle dit.
Ils soupçonnent surtout les insecticides agricoles comme les néonicotinoïdes très utilisées et dont la toxicité pour les abeilles est bien connue, a relevé l'entomologiste.
La France a connu un cas de dépopulation brutal des abeilles dans les années 90 attribué à l'insecticide Gaucho qui a été interdit dans le pays.

 

 

LES ISOLATS DE BLÉ

Les isolats de blé sont des néoallergènes alimentaires issus des procédés de fabrication de l’industrie agroalimentaire, résultant de la déamidation du gluten. Ils sont utilisés pour leurs propriétés liantes (émulsifiants, épaississants, gélifiants) et sont ainsi retrouvés dans des produits alimentaires complexes en particulier dans les produits de charcuterie et viandes reconstituées, mais aussi dans certaines soupes et sauces industrielles et dans les pâtes sèches. Egalement dans les vins comme clarifiants. Ils sont présents dans certains produits cosmétiques (crèmes pour le visage, crèmes hydratantes pour le corps, shampoings et après- shampoings). L’allergie alimentaire aux isolats de blé semble responsable de 1,15 % des réactions anaphylactiques sévères. Elle se caractérise par l’absence d’allergie à la farine de blé naturelle. Le diagnostic repose sur l’histoire clinique, la consommation de produits industriels et la positivité du prick-test à l’extrait commercial disponible d’isolat de blé ainsi que sur l’absence de sensibilisation à la farine de blé et au gluten. Son éviction est particulièrement délicate et difficile dans la mesure où aucun étiquetage spécifique n’existe actuellement. 

Pour les "éviter" il ne faut acheter aucun produit mentionnant "céréales contenant du gluten" ou "produits à base de céréales".  Les industriels ont l'intention d'introduire les isolats de blé dans les farines du pain ou des produits de panification, dans les substituts lactés et dans les boissons hyperprotéinées. 

La législation reste bien entendu trop laxiste et les industriels font la pluie et le beau temps. Personnellement je suis pour une législation drastique. Interdiction pure et simple d'utiliser des isolats de blé. Le problème serait résolu. Les industriels n'ont qu'à apprendre à fabriquer correctement un saucisson...

Il existe des gens honnêtes et amoureux de leur métier qui passent un temps fou à offrir à leurs concitoyens des produits de qualité. Ils n'utilisent pas d'engrais chimiques ni de pesticides. Ils ne rajoutent pas de colorants et de conservateurs, ni d'émulsifiants, épaississants, gélifiants chimiques etc. A partir de cette notion fondamentale du respect des autres et de l'amour du métier que l'on fait, il faut que la loi exige que la fabrication et la mise sur le marché des produits alimentaires soient calqués sur cet état d'esprit. Il faut interdire tous les ersatz. La fabrication des industriels n'est pas de l'innovation, c'est de la destruction du savoir-faire au profit du profit. Il faut remettre le train sur les rails en ne faisant aucune concession. 
Pure utopie certes! C'est donc au consommateur à prendre les choses en mains. 

Dr JO